Hydronymie

Le nom du Verdon (Virdones, Viridionis vers 10304), appelé Vardu par les Gaulois, vient du terme préceltique vara, qui sert à désigner l’eau5.

Géographie

Dans son cours supérieur, le Verdon a l'allure d'un torrent et présente une pente importante : à Saint-André-les-Alpes, à 45 kilomètres de sa source, la rivière est déjà à 900 mètres d'altitude. En aval de ce point, progressivement grossi par ses affluents, le Verdon franchit plusieurs chaînons montagneux par des gorges imposantes, les gorges du Verdon, dont plusieurs ont été équipées de barrages hydroélectriques.

Sources du Verdon

Le Verdon prend sa source dans les Alpes du Sud, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (département des Alpes-de-Haute-Provence).

Le Verdon naît de la confluence de trois torrents6 :

Communes traversées

Dans les trois départements des Alpes-de-Haute-Provence (04) des Bouches-du-Rhône (13) et du Var (83), le Verdon traverse trente-deux communes1.

Principales localités arrosées

Le Verdon s'écoule pour l'essentiel dans le département des Alpes-de-Haute-Provence ; cependant sur plusieurs tronçons de son parcours il sert de frontière entre ce département et celui du Var ; les tout derniers kilomètres sont dans le Var. Le confluent avec la Durance est dans les Bouches-du-Rhône à proximité de Cadarache

Toponymes

Le Verdon a donné son hydronyme aux communes suivantes de Les Salles-sur-Verdon, Sainte-Croix-du-Verdon, Esparron-de-Verdon, Vinon-sur-Verdon.

Principaux affluents

(d'amont en aval)

 

Hydrologie

Le Verdon est une rivière fort abondante, comme tous les cours d'eau issus des régions alpestres.

Le Verdon à Vinon-sur-Verdon

Son débit a été observé sur une période de 38 ans (1969-2006), à Vinon-sur-Verdon, au niveau de son confluent avec la Durance3. Le bassin versant de la rivière y est de 2 218 km2, c'est-à-dire sa quasi totalité de 2 294 km21.

Le module de la rivière à Vinon-sur-Verdon est de 26,8 m3/s. Pour les chiffres qui vont suivre, il est nécessaire de garder à l'esprit que le profil de la rivière a été modifié par la série de barrages-réservoirs construits sur son cours.

Le Verdon présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime hydrologique à dominante nivale ou régime nivo-pluvial. On y distingue en effet deux périodes de crue. La moins importante est celle des hautes eaux d'automne causées par les pluies de cette saison. Le débit mensuel moyen monte alors à 30,9 m3/s, en novembre. Cette période est suivie d'une légère baisse de débit jusqu'à 26,2 m3/s en décembre et 27,4 en février, une bonne partie des précipitations étant retenue dans la haute montagne sous forme de neige. Suit alors une deuxième montée du régime aboutissant à un second sommet — le plus important — en avril (38,9 m3) et surtout en mai (47,5 m3).

Il est dû à la fonte des neiges associée aux pluies de printemps. Dès lors, dès le mois de juin, s'amorce la décrue suivie des basses eaux d'été qui se déroulent de juillet à septembre inclus et mènent le débit moyen à son plancher du mois d'août avec une moyenne mensuelle de 10,2 m3/s. Au total, les oscillations saisonnières paraissent ainsi peu importantes, puisque les débits mensuels moyens se situent tous dans la fourchette comprise entre 10 et 48 m3, mais les fluctuations sont bien plus prononcées observées sur de plus courtes périodes, et aussi selon les années.

 

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